Le Yoga

Mar 1, 2020 | Sport

Il est compliqué de s’imaginer faire des postures de yoga quand on est plié en 2 chez soi plusieurs jours par mois.

Mais pratiquer une activité physique régulière aide à diminuer les crises. Même si le canapé semble être un ami, il est déconseillé de rester assise longtemps et dans une mauvaise posture.

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Le yoga est une philosophie indienne qui propose, à travers la pratique de postures (asanas), d’exercices de respiration (pranayama) et de méditation (dharana), de cultiver l’harmonie du corps et de l’esprit.

Les résultats d’une étude portant sur le yoga et l’endométriose, publiés en janvier 2017 dans le Journal of Alternative and Complementary Medicine*, suggèrent que le yoga est bénéfique pour les femmes atteintes d’endométriose. Au Brésil, des chercheurs ont divisé au hasard 40 femmes atteintes de cette maladie en deux groupes : celles qui pratiquent le yoga et celles qui ne le pratique pas. Pendant deux mois, le groupe de yoga a suivi des cours réguliers.

À la fin de l’étude, lorsque les deux groupes ont été comparés, les femmes pratiquant le yoga ont rapporté:

  • une diminution significative de la douleur au quotidien,
  • une amélioration de leur sentiment de bien-être.
*THE JOURNAL OF ALTERNATIVE AND COMPLEMENTARY MEDICINE
Volume 22, Number 12, 2016, pp. 977–982
ªMary Ann Liebert, Inc.

6 bonnes raisons de commencer le Yoga

La respiration

Lors d’une séance de yoga, tout passe par la respiration. C’est prouvé, la respiration et se concentrer sur cette dernière, permet une diminution de la perception de la douleur. Apprendre à bien respirer est donc très important.
“Au-delà de l’apaisement physique, le travail sur le souffle agit aussi comme un sédatif psychique. Le simple fait de se concentrer sur sa respiration détourne les pensées négatives obsédantes. Ce simple geste suffit à atténuer les agressions émotionnelles comme la douleur.” (Le grand livre de la fibromyalgie, Borrel, 2018)

La méditation

Comme on peut le voir sur la page dédiée, il a été prouvé scientifiquement que les adeptes de la méditation réagissent moins violemment à la douleur car certaines zones du cerveau s’activent plus modérément. La méditation engendre un état mental particulier qui diminue l’activation des circuits de la douleur.

Circulation sanguine

Le yoga, grâce à ses nombreux exercices de respiration, de relaxation et de posture augmente la circulation sanguine. Le stress oxydatif, la douleur, le syndrome inflammatoire chronique, les contractions constantes, les lésions et les adhérences sont autant d’éléments qui peuvent sur le long terme « freiner » la bonne circulation du sang à travers l’organisme et surtout la zone pelvienne.

Régulation hormonale

Plusieurs études ont démontré que les femmes atteintes d’endométriose ont une sensibilité particulière à la prostaglandine (hormone ayant un effet inflammatoire et spasmodique). Le yoga, aurait des effets positifs sur la régulation de la production hormonale, apaisant ainsi un état hyper inflammatoire et les spasmes utérins.

 

Sécrétion d’endorphine

Le yoga, comme toute activité physique permet une augmentation de la sécrétion d’endorphine. Libérée par le cerveau lors d’un effort physique, l’endorphine est comme les opiacés, elle a une capacité analgésique et procurent une sensation de bien-être voire d’euphorie.. A long terme, il se pourrait qu’elle ait de nombreux bienfaits puisqu’elle est aussi anti dépresseur.

S’assouplir et se renforcer

L’endométriose créée des adhérences empêchant les organes de se mouvoir pour exercer leurs fonctions. Le yoga est un moyen de mobiliser les muscles en profondeur, de les étirer et de les renforcer. Il permet d’étirer les adhérence et de rétablir la fonction des organes tel que les intestins.

Conclusion

Vous l’aurez compris, la pratique du Yoga seule ou en cours collectif est très bénéfique pour mieux vivre avec l’endométriose. Prendre conscience de son corps et de ses limites.

Mais Attention, nous vous conseillons de discuter de cette pratique avec votre médecin pour savoir s’il y a d’éventuelles contre-indications. À ne pas pratiquer en post-opératoire.

Les femmes présentant une endométriose, des douleurs pelviennes ou des crampes menstruelles graves devraient rechercher des formes de yoga douces et reposantes comme le hatha, le yin yoga, le yoga restaurateur ou récupérateur, plutôt que des styles plus intenses. Les styles de puissance comme l’ashtanga yoga font souvent travailler vigoureusement le cœur. La chaleur et l’énergie que cela apporte dans l’abdomen et le bassin peuvent aggraver ou déclencher une poussée ou crise de douleurs. De même, certaines techniques respiratoire de yoga vigoureuses peuvent ne pas être recommandées.

 

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